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Voici quelques détails intéressants sur des clins d'œil et autres références que l'on trouve dans Clock Tower Second, ainsi que d'autres infos en tout genre.


Clock Tower Second sur Saturn ou Nintendo 64 ?


Et oui, de l'aveu même de Hifumi Kouno (directeur du développement sur les deux premiers épisodes de Clock Tower), au début du développement de Clock Tower Second, aucune plate-forme précise n'avait été décidée pour accueillir le second opus de la saga. L'équipe était partagée entre la PlayStation, la Saturn et la Nintendo 64.
La Nintendo 64 bénéficiait de l'aura de la Super Nintendo, mais son lancement fut difficile. La PlayStation était un choix intéressant, mais SONY étant tout nouveau sur le marché, son succès était incertain. La Saturn, déjà bien implantée et possédant des titres phares tels que Virtua Fighter, était en bonne place pour se voir offrir la suite des (mes)aventures de Jennifer.
Cela n'empêcha pas la PlayStation de finir par s'imposer au choix du staff, de part son succès fulgurant qui permit au jeu de faire d'excellentes ventes.

Texte original :
«The most difficult part about this title was choosing the platform. The PlayStation and Sega Saturn, having just come out, were locked in battle, and the N64 was on its way to the market, making it very difficult to make a decision. Sega Saturn had Virtua Fighter, the icon of next-gen games, and following on from the success of the SNES it was thought that the emergence of the N64 would result in major changes in the balance of power in the console wars. On the other hand, PlayStation was new to the industry, and there were uncertainties over its future. While the PlayStation was leading Sega Saturn in popularity, this was only lookedupon as a preliminary result.

After being stumped for a while, I eventually decided on the PlayStation, and it turned out to be the best decision, based on the choices I was given. It was more of a lucky break than basing my judgement on analysis. Choosing the PlayStation as the platform allowed this title to sell more than xpected.»

Source : Nude Maker (Studio de développement créé par Hifumi Kono.)


Victime de la censure.


Vous le savez sans doute, mais dans les années 80~90, la plupart des sièges sociaux européens des éditeurs de jeux vidéo était installés en Allemagne. Pour des raisons que nous n'évoquerons pas ici (mais j'ai mes théories), l'Allemagne a toujours appliquée une censure stricte envers les jeux vidéo, banissant ainsi toute représentation visuelle de sexe, de religion et surtout, de violence.
L'exemple le plus représentatif et le plus célèbre -à juste titre- est la série Contra. À l'époque 8/16 Bits, Bill et Lance -les deux héros mercenaires- étaient remplacés dans la version européenne par des robots, de manière à diminuer l'effet de "violence physique". Le jeu était par la même occasion renommé "Probotector".

À l'instar de la France, l'Allemagne a eu la joie de bénéficier d'une version localisée de Clock Tower, traduite dans la langue de Goethe. Néanmoins, cela ne l'a pas empêchée de passer par l'épuisette de la censure.
Ainsi, on remarquera que la jaquette du jeu a été épurée de tout élément dérangeant. Ainsi, scissorman brandit une paire de cisailles propre et le logo Clock Tower a été nettoyé de tout son sang.

Faites la comparaison :

Jaquette française Jaquette allemande
Version française/anglaise Version allemande


Heureusement pour eux, il semble que cette censure ne se soit limitée qu'au packaging.
Je préfère employer le conditionel, car j'ai joué un peu à cette version pour voir si la scène où Jennifer découvre la femme éventrée dans les toilettes n'a pas été retouchée. Or ce n'est pas le cas, le jeu en lui-même n'a donc pas été censuré, mais cela reste à vérifier dans sa globalité. (Ne parlant pas un mot d'allemand, je ne me vois pas faire tout le jeu pour m'en assurer. S'il y a des volontaires…)

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