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Clock Tower est une série créée par l’éditeur Human Entertainment (aujourd’hui disparu) en 1995. Ce jeu conte l’histoire d’une jeune orpheline –Jennifer Simpson- et de ses trois amies : Anne, Laura et Lotte, toutes trois également orphelines.
L’action du jeu débute au mois de septembre alors que nos quatre jeunes filles viennent d’être adoptées par le propriétaire d’une grande demeure située en pleine forêt de Romsdaaren, en Norvège. Accompagnées de leur tutrice, Mrs Mary, celles-ci se rendent dans leur nouvelle maison.
Une fois sur place, Mrs Mary part chercher le maître des lieux, mais tarde à revenir. S’inquiétant de ne pas la voir réapparaître, les filles demandent donc à Jennifer d’aller la trouver. Dès que notre héroïne quitte le hall principal de la maison, des cris la font sursauter. Une fois revenue sur ses pas, elle découvre le hall complètement vide.
Pensant d’abord à une mauvaise blague de ses amies, Jennifer déchantera bien vite quand elle les retrouvera l’une après l’autre sauvagement assassinées par un gamin au teint livide, au corps déformé, et armé d’une gigantesque paire de cisailles.
Á cet instant, une seule chose compte pour Jennifer : trouver un moyen de sortir de cette demeure.

Ce jeu un peu « hors normes » se présente sous la forme d’un point & click où toute l’interaction entre le joueur et les éléments du jeu se fait via un curseur, un peu à la manière des vieux jeux Lucas Arts comme Day of the Tentacles ou Sam & Max. Vous devrez donc ramasser des objets pour les utiliser sur des éléments du décor de façon à progresser dans le jeu.
Contrairement aux autres jeux dit « Survival Horror » où l’on se contente juste de flinguer des monstres, zombis et autres morts vivant, Clock Tower illustre de bien meilleure manière ce qu’est un véritable survival horror en s’attaquant directement aux peurs les plus primaires du joueurs, à savoir angoisse et stress. Car dans Clock Tower, la problématique est simple : des armes, vous n’en avez pas. Vous êtes dans un espace clos, sans moyen de défense et à la merci d’un gamin psychotique qui peut surgir de n’importe quel endroit et à n’importe quel moment. En cas de face à face, votre seul moyen de survivre sera votre self-control. La limite entre la vie et la mort est représentée par un portrait de Jennifer dont le fond change de couleur en fonction de son état d’esprit, allant du bleu (calme) au rouge (stress intense).
En cas de lutte avec le scissorman, ce portrait se mettra à clignoter, passant ainsi en mode « Panique » où une pression rapide et répétée sur une touche adéquate, vous permettra de fuir. Autant dire qu’il sera plus difficile de se débattre si Jennifer est déjà dans un état de stress avancé avant même sa confrontation avec le scissorman. Mieux vaut donc se cacher dans des endroits sûrs de façon à pouvoir se reposer et reprendre son souffle pour faire baisser la tension.


Clock Tower est donc l’un des précurseurs du style Survival Horror, genre qui va très vite se démocratiser les années suivantes. Ce premier opus est le moins connu des quatre épisodes constituant cette saga de part le fait d’une distribution limitée uniquement au seul territoire nippon. Paradoxalement, c’est l’opus qui a connu le plus de conversions. Sortit d’abord sur Super Famicom, il arriva assez vite sur PlayStation, sur PC et enfin sur WonderSwan.


Sur de nombreux sites, ce volet est nommé « Clock Tower 0 », ce qui est une véritable connerie. Je subodore les américains d’avoir appelé cet opus comme cela en se fiant uniquement aux épisodes publiés sur leur territoire, ce qui n’est franchement pas intelligent. Clock Tower est et restera Clock Tower "1". L’opus Ghost Head ne possédant aucun élément commun avec les autres épisodes d’un point de vu scénaristique, ne gardant uniquement le système Point & Click, il est donc légitimement considéré comme le véritable « Hors série » de cette saga, et non pas considéré comme le Clock Tower 2 américain.

Voilà une vérité qu’il était donc bon de rétablir.

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